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Jeudi 8 Novembre 2018

Yémen : une tragédie militaire et humanitaire



Depuis mars 2015, l'Arabie Saoudite de Mohamed Ben Salmane (MBS) prince héritier du royaume, a pris la tête d'une coalition militaire pour affronter et "éliminer" la rébellion houthi qui avait pris le contrôle d'une partie du Yémen.
Petite fille Yéménite souffrant de malnutrition
Petite fille Yéménite souffrant de malnutrition


Une guerre qui est devenue une véritable tragédie à la fois militaire et humanitaire. On dénombre déjà plus de 10 000 morts dont parmi eux énormément de civils femmes, enfants et vieillards presque quotidiennement bombardés.

Le pays en proie à un blocus total depuis le 4 novembre 2017, près de dix millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence. Selon l'ONU, le Yémen fait "face à la pire crise humanitaire de la planète" qui souligne "l'importance de garder tous les ports et aéroports du Yémen en état de fonctionnement".

Mais pour Liny Suharlim directrice de l'ONG Acted pour le Yémen : "la situation empire chaque jour. Les pénuries de carburants ont des implications profondes sur les secteurs de l'eau, de l'assainissement, de la santé et de la sécurité alimentaire en raison de la hausse des coûts de transport. Les gens sont donc dans l'obligation de moins manger, de moins boire et de ne pas se soigner".

Et l'ensemble des organisations humanitaires sur le terrain s'inquiètent toujours plus de l’intensification des combats et des bombardements, qui menace selon elles l’accès des civils à l’assistance internationale, alors que des millions de personnes sont menacées par la famine dans le pays.

Au cours des dernières 48 heures, 27 Houthis et 12 combattants loyalistes ont été tués à la périphérie de Hodeïda, ville portuaire. Une peur générale s'est emparée de tous les civils du pays qui craignent chaque jour pour leur vie : mourir sous les bombes ou mourir de faim.

Le port de Hodeïda, tenu par les rebelles et en même temps porte d'entrée de l'aide humanitaire dans le pays, est devenu la cible d'un déferlement de bombardement depuis plusieurs jours. Et les premières victimes sont les enfants souffrant majoritairement de malnutrition.

"J'ai vu les corps émaciés de ces enfants, sur le point de mourir dans leur lit d'hôpital d'al-Thawrah. Et puis, à moins d'un kilomètre de là, on entend les bombardements qui s'intensifient », raconte Geert Cappelaere, directeur de la région Afrique  du Nord–Moyen-Orient de l'Unicef, de retour en Jordanie  après un séjour au Yémen.

Pour Juliette Touma, responsable de la communication de l'Unicef au Moyen-Orient : "ce que nous redoutons le plus, c'est que l'escalade de la violence compromette des efforts humanitaires vitaux. Le port de Hodeida est vraiment la ligne de vie de ce pays", a-t-elle insisté en expliquant que "l'Unicef faisait parvenir des fournitures et de l'aide pour des millions d'enfants". 

La bataille de Hodeida a lieu au moment où Trump, allié des Saoudiens, et l'ONU cherchent à relancer le prétendu "processus de paix" qui ne voit toujours pas le jour.

Le business florissant des armes à coup de plusieurs dizaines de milliers d'euros par bombardement, ayant largement pris le pas sur le sort de millions de civils dont les vies importent peu au prince héritier MBS, au président américain et aux caisses de l'Etat Français.  

Florence Parly ministre des Armées ayant eu le culot de déclarer récemment au micro de BFMTV que "la France était un vendeur d'armes modeste à l'Arabie Saoudite" . Or et selon les derniers éléments publiquement et fièrement affichés par les gouvernements qui se sont succédés ces dix dernières années, la France a vendu pour plus de 11 milliards d'euros d'armes au royaume wahabite entre 2008 et 2017.
 
Les Répliques 
 
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