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Mardi 13 Novembre 2018

Législative partielle de l’Essonne : l'interview de Farida Amrani



Farida Amrani est en campagne depuis plus d'un mois pour la législative partielle dans la 1ère circonscription de l'Essonne sous l'étiquette La France Insoumise.

Celle qui avait obtenu 49,7% des voix 2017 face à Manuel Valls désormais candidat à la mairie de Barcelone, espère bien cette fois-ci remporter l'élection.

Jean-Luc Mélenchon sera d'ailleurs présent jeudi 18 novembre aux Tarterêts à Corbeil-Essonnes pour un meeting aux côtés de la candidate.

À quelques jour du 1er tour le 18 novembre prochain, nous sommes allés à sa rencontre pour lui poser quelques questions. Interview exclusive :


Bonjour Farida Amrani, à peine plus d’un an après la législative de 2017, vous êtes à nouveau candidate LFI à la législative partielle avec votre suppléant Ulysse Rabate. Pourriez vous nous dire quelques mots à votre sujet pour ceux qui ne vous connaissent pas ? 

Je m’appelle Farida Amrani, j’ai 42 ans. Je suis maman de 3 filles, syndicaliste et conseillère municipale d’opposition à Evry. Je suis candidate LFI à la législative partielle de l’Essonne qui aura lieu les 18 et 25 novembre prochains. 

Comment se passe votre campagne ?

Très bien. C’est une campagne courte mais tellement intense. Je ressens une dynamique et une volonté de bousculer l’avenir.
 
Quelles sont vos principales propositions de campagne pour les habitants de l’Essone ?

Je crois que la première est simple, pas une proposition mais un engagement. Je serai une députée présente, localement comme sur les sièges de l’assemblée nationale. Je ne courberai pas l’échine ni face à la macronie ni face au pouvoir de l’argent.  

Néanmoins, les sujets locaux à porter ne manquent pas, du réseau de RER D à l’Hôpital Sud-Francilien, les services publics ne peuvent pas être les sacrifiés de ce quinquennat. 


Face à vos adversaires, en quoi votre candidature est-elle la plus adaptée et sera la plus prolifique pour les habitants de la circonscription ?

Il faut une opposition forte face à la politique du Président Macron qui vise à précariser davantage les plus précaires, fragiliser nos retraités, réduire le pouvoir d’achat des classes moyennes, tout cela pour permettre à une minorité de s’enrichir davantage. Mon principale adversaire dans cette élection, ami de Manuel Valls, soutenu par LREM ne fera qu’ajouter son approbation à cette dérive libérale. Il votera toutes les lois du gouvernement comme le font les députés de la majorité actuelle. Ma candidature s’inscrit dans la continuité d’un engagement citoyen qui ne vise pas d’intérêts personnels. 

Cet engagement, d’où vient-il ? 

C’est une histoire assez incroyable. Maman, j’ai été toujours impliqué dans la vie scolaire de mes filles. Au moment des changements de rythmes scolaires en 2013, face à la fronde des parents dont j’étais porte-parole, un certain Francis Chouat (Maire d’Evry et candidat à cette législative partielle) m’a dit « Madame, si vous n’êtes pas contente, vous n’avez qu’à monter une liste aux municipales ! ». Dont acte, 12 mois plus tard j’étais élue conseillère municipale d’opposition avec 3 autres membres de la liste. Il doit s’en mordre les doigts aujourd’hui ... 

Ressentez-vous le soutien des citoyens de l’Essonne et des Français en général depuis le début de votre campagne ?

Énormément, je reçois des soutiens dans la rue, en achetant mon pain ou même la dernière fois à la station essence après un post facebook sur le sujet. Un habitant m’a dit « Courage Farida, tout le monde compte sur toi pour nous défendre... ». 

J’ai le soutien de ma famille, de mes ami.e.s, des habitants et surtout celui de mes filles pour qui je mène ces combats. 



Avez-vous également reçu le soutien de personnalités publiques et/ou responsables politiques LFI ou autres ?

Oui. Du côté LFI, les députés François Ruffin, Adrien Quatennens, Daniele Obono, Clementine Autain, Sabine Rubin, Mathilde Panot ou Eric Coquerel sont venus me soutenir sur la circonscription. Ils sont très impliqués et me soutiennent. Ils veulent voir une 18e députée rejoindre leur rang pour mener les combats et proposer des alternatives aux politiques libérales du gouvernement. Jean-Luc Melenchon sera présent Jeudi aux Tarterêts à Corbeil-Essonnes pour un meeting.

De nombreux acteurs associatifs, personnalités publiques ont signé un appel pour m’apporter leur soutien. Je veux, ici, les remercier pour leur confiance.


Dans quelle atmosphère votre confrontation avec vos adversaires se déroule t-elle ? On dit qu’il y a un front anti France Insoumise ?

J’ai décidé de faire une campagne autour des préoccupations des gens. En face, les barons locaux érigent un mur contre ma candidature. Mais au fond ce mur, c’est quoi ? 

C’est un mur de privilèges qu’ils veulent conserver face aux citoyennes et citoyens qui vivent la réalité. Il y a surtout un front pour conserver son petit pré carré au détriment des gens. Malgré leurs divergences politiques, ils en sont venus à soutenir l’héritier de M.Valls... à qui ils se sont opposés pendant 15 ans !


Pensez-vous avoir vos chances cette fois-ci avec le départ de Manuel Valls parti pour Barcelone ?

Je pense qu’on peut tourner définitivement cette page. Manuel Valls se conjugue désormais au passé dans la bouche des citoyens. L’enjeu, c’est la mobilisation. J’y crois, on peut écrire un avenir ensemble. 

Qu’avez-vous d’ailleurs pensé de son bilan en tant député apparenté LREM ?

Peut-on réellement parler d’un bilan ?  Il a abandonné les habitants de la circonscription depuis longtemps. 

Enfin, avez-vous un message à transmettre aux indécis de la circonscription ?

La politique ne doit pas être réservé à une minorité et aux mêmes. Saisissons nous de cette deuxième chance pour porter nos voix à l’assemblée nationale.

(Propos recueillis par Les Répliques).


La candidate LFI a récemment posté sa vidéo de campagne sur sa page Facebook : 
 



Les Répliques 







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