les répliques intellectuellement engagées
Facebook
Twitter
Instagram
YouTube
Mercredi 23 Janvier 2019

Jamais Sans Mon Fils

Par Pegah Hosseini.



Nous relayons le témoignage de cette maman privée de son fils (un nourrisson de quelques mois) à la demande du père auprès de la justice.

Après la scission du couple l'an passé, ce dernier obtenait en septembre 2018 la garde totale de l'enfant.

Une décision prise par le Tribunal de Grande Instance de Toulouse que la maman Pegah Hosseini qualifie de "parodie de justice". 

Récit.
Pegah Hosseini et son fils
Pegah Hosseini et son fils


"Depuis le mois de septembre 2018, je suis séparée de mon nourrisson. Sans raison. Voici le récit de ce que j’endure depuis des mois. 

« Avez vous vu Jamais Sans Ma Fille ? » me demandait une puéricultrice. « Vous devriez aller voir un psychiatre » me glissait la pédiatre de mon bébé. Voilà les propos que j’ai entendus après la naissance de mon fils. Son père, qui qualifie ses ex de « dérangée » ou de « givrée », a demandé sa garde totale ainsi que mon expertise psychiatrique. « Le classique du PN », dixit les associations pour femmes victimes de pervers.

Cet homme m’a éloignée de ma famille lors de ma grossesse. Les premiers coups sont alors tombés. Les violences psychologiques n’en parlons pas. Des humiliations qui m’ont poussée à riposter. Dix plaintes et mains courantes, soumises aux Procureurs de Lille et de Toulouse. J'attends leur réponse.

En septembre 2018, le père de mon bébé ayant réalisé des soins esthétiques sur la vice Présidente du TGI de Toulouse, me jetant les feuilles de soins à la figure, était sûr de lui. « Tu n’auras pas la garde de ton bébé ». Et le TGI de Toulouse lui a donné raison : domiciliation du bébé chez le père... Au motif qu’il y a acquis des « repères ». Repères ? Pour un bébé de six mois ? Un bébé balloté entre deux villes, gardé par plusieurs nourrices ? « Intérêt de l’enfant », disent-ils ? Non. La réalité est qu’ils n’ont aucune justification mise à part les allégations du père. J’ai des preuves de sa violence, lui rien.

Et voilà que je passe un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires avec mon nourrisson. Dans des chambres d’hôtel, loin de tout. Quand je demande des nouvelles, je n’ai droit « qu’à deux appels vidéos par semaine ». Que cet homme ait un passé trouble n’inquiète pas. Que son premiers fils, issu d’une autre union, se soit pendu à un arbre, laissant derrière lui une lettre horrifiante, cela n’alerte personne. Les services sociaux font part d’un père « aimant ». « Un médecin, qui a une maison avec piscine ». Évidemment, la façade tient le route. Mais dans le fond, cet homme se joue de notre bébé. Sinon je n’aurais pas à supplier pour une heure de plus avec lui. Un appel par jour. « Et tes hôtels coûtent cher ». Faire passer sa compagne pour folle et être obsédé par les finances. Voilà les signaux prouvant que je suis bel et bien confrontée à un pervers narcissique manipulateur.

Dans son livre « Divorcer d’un manipulateur, un emploi à plein-temps », Cristel Petitcollin, conférencière et spécialiste de la manipulation mentale depuis plus de 20 ans, nous décrit ce qui motive les pervers : « les cinq phrases relevées par le Dr Pagnard : Tu es folle. Tu es incapable d’élever les enfants. Tu n’auras pas la garde des enfants. Tu n’auras pas de pension alimentaire. Tu veux la guerre tu auras la guerre ». Ou encore : « Pour un manipulateur, une pension, c’est une réserve d’argent qu’il distribue à sa guise en fonction de votre docilité ». « Un procès à charge de la mère ». « Un retournement de situation : accuser sa femme de ce qu’il fait lui ». Et c’est ce qu’il fait depuis des mois.

Un jour, parce que je le suppliais de me laisser prendre mon bébé dans les bras, il a refusé, se mettant à courir en pleine rue. Stoppé par des passants, un homme, que le père de mon bébé a insulté, l’a mis à terre. Mais le « bon père » a préféré chuter avec notre bébé collé contre lui. Résultat : dix jours d’hospitalisation. Des bleus. Des examens à la pelle. Un signalement, qui a mené à la saisie d’une juge pour enfants. À la sortie de l’hôpital, une décharge, à signer de force. « Vous signez ça madame ou votre bébé sera placé ! Et je peux vous assurer qu’il va subir l’enfer ». J’ai refusé leurs conditions. Retourner chez le père, bien sagement ? Alors que je suis en situation de violences conjugales et sur mon bébé ? Vraiment ?

Pour autant, jaf, juge des enfants, le TGI de Toulouse persistent et signent : mon bébé reste chez son père.

Oui j’ai vu Jamais Sans Ma Fille, mais, bien que je sois d’origine iranienne (une interdiction de sortie de territoire a été actée par la juge des enfants sans débat contradictoire), c’est bel et bien en France que l’on m’a retiré mon nourrisson.

Sans raison."

Pegah Hosseini


Si vous souhaitez venir en aide à Pegah Hosseini vous pouvez la contacter à l'adresse suivante : hosseinipegah@yahoo.fr ou bien depuis son compte Facebook.

La jeune maman a aussi créé ce groupe sur facebook afin que des femmes, se trouvant dans cette situation, puissent témoigner : 

https://www.facebook.com/groups/609565512820182/

Enfin, l’écrivain Julie Dénès s’est emparée de son cas en relayant l'affaire depuis son compte twitter :
 



Dans la vidéo complète ci-dessous, on peut voir le père (visage préalablement masquée) s'enfuir, lorsque la maman "supplie" de prendre son fils quelques instants dans ses bras.

L'homme prend alors la fuite à vive allure, le bébé dans ses bras. Mais il chute quelques mètres plus loin stoppé par des passants alertés par les cris de la maman.

Résultat : 10 jours d'hospitalisation pour le pauvre enfant blessé.
 



Les Répliques 









Rejoignez-nous sur Facebook


Article populaire

SDF : 433 morts en 2018

Publié initialement le 20/12/2018
Mise à jour le 3/01/2019

L'an dernier en France, au moins 403 SDF seraient morts dans la rue selon le collectif "Les morts de la rue" qui dévoilent chaque année une liste de décès de personnes qui ont vécu un moment ou l'autre à la rue.

Selon le collectif toujours, l'année 2018 s'est achevée avec le chiffre terrifiant de 433 SDF décédés dans les rues de France.

Comment ne pas s'émouvoir face à ce terrible constat ? Malgré les promesses d'un président jupitérien en 2017, rien n'a vraiment changé. Au contraire, la situation s'est empirée.
SDF : 433 morts en 2018


Inscription à la newsletter




Interview populaire

Rencontre avec Matthieu Longatte alias Bonjour Tristesse

Depuis quelques années maintenant, le comédien Matthieu Longatte 31 ans alias Bonjour Tristesse publie régulièrement des vidéos sur Youtube où il incarne un personnage très en colère contre le système politique : "une espèce de synthèse enragée de la b**se politique actuelle" comme il l'explique.

Et ses vidéos cartonnent ! Plusieurs centaines de milliers de vues pour la plupart, des millions pour d'autres !

"J'humilie verbalement les politiques qui détruisent l'idéal démocratique", assène Matthieu, gueule d'ange en décalage total avec son personnage braillard au débit intense et remonté.

Mais d'où vient ce style atypique à la fois engagé et exacerbé contre le système ? Nous sommes allés à la rencontre de Bonjour Tristesse qui a bien voulu répondre à nos questions.
Rencontre avec Matthieu Longatte alias Bonjour Tristesse

Les répliques
29/12/2018