Samedi 13 Août 2016

Bercy : une nomination qui tombe très mal

Par Mathias Thépot.



Source image : Assemblée nationale chaîne LCP
Source image : Assemblée nationale chaîne LCP

Revue de presse.

La nomination d'un ancien haut dirigeant de la Société générale en tant que directeur de cabinet du ministre des Finances Michel Sapin interroge. Surtout à l'heure où le gouvernement dit vouloir réduire l'influence des lobbies, et où, qui plus est, une décision importante sur l'affaire Kerviel concernant les finances publiques approche.


Michel Sapin aurait certainement dû s'en passer. Le ministre des Finances a en effet sorti de la retraite un ancien haut dirigeant de la banque d'investissement de la Société générale, Thierry Aulagnon, pour le nommer directeur de son cabinet, en remplacement de Claire Waysand, partie à l'inspection générale des finances. Thierry Aulagnon a travaillé durant 15 ans à la banque de marché de la Société générale jusqu'à sa retraite en 2015. Il est un vieux compagnon de route de Michel Sapin puisqu'il a déjà occupé le poste de directeur de cabinet du ministre des Finances. C'était déjà à Bercy en 1992-1993.

Décision importante sur l'affaire Kerviel

Mais quand bien même le ministre aurait besoin d'un personnage de confiance à ses côtés pour affronter les derniers mois avant les élections de 2017, cette nomination tombe on ne peut plus mal à quelques mois de la présidentielle, et ce pour au moins deux raisons. D'abord, un verdict important qui concerne directement Bercy va tomber le 23 septembre prochain sur la très explosive affaire de l'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel. En effet, un nouveau rebondissement a eu lieu dans cette affaire au long cours : devant la cour d'appel de Versailles, qui rendra une décision le 23 septembre, l'avocat général Jean-Marie d'Huy a estimé que la Société générale avait « commis des fautes civiles, distinctes et de nature différente des fautes pénales de Jérôme Kerviel ». Si la cour d'appel suivait l'avocat général, alors Jerôme Kerviel n'aurait plus à payer les 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts à la Société générale, soit le montant de la perte occasionnée par le trader.

La Société générale pourrait rembourser 2,2 milliards d'euros à l'État


Mais au delà du seul cas Jérôme Kerviel, un tel verdict aurait aussi une influence directe sur les finances publiques françaises. En effet, la banque...

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Source : LaTribune.fr







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