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Jeudi 2 Mars 2017

17 interventions en une semaine : Barbier aime Macron

Par Capucine Truong. Arrêt sur Images.



Mais quelle semaine, Christophe! Du 19 au 24 février, la fringante écharpe rouge de Christophe Barbier, éditorialiste de l’Express et de BFMTV, s’est promenée sur nos écrans pas moins de 17 fois. Deux sur France 2 et deux sur France 5, et… treize fois sur BFMTV ! L’éditorialiste préféré de la chaîne en a profité pour jouer d’une petite musique particulière : en quatre mots, Emmanuel Macron lui plaît.

 

Christophe Barbier est séduit par Emmanuel Macron. Pour quiconque aurait eu l'idée de passer sa semaine devant son écran de télé, aucun doute. Les quelque 17 interventions de l'éditorialiste sur trois chaînes différentes, en seulement six jours en témoignent.
 

Dès dimanche, Barbier est au 13h15 de Laurent Delahousse: selon lui, "les gens ont envie de changer de système, ils en ont assez du clivage droite-gauche. Ils ont envie d’essayer un modèle mondialiste: la mondialisation heureuse c’est Emmanuel Macron, face à un modèle souverainiste plus identitaire, c’est Le Pen." Le mardi, il s’emballe sur les propositions du candidat sur la santé, saluant un projet "extrêmement ambitieux de total remboursement, qui essaye de montrer" - c’est déjà ça – "que le social libéralisme permettra à chacun d’être mieux soigné."
 

Et en plus, Macron a des idées. "Qui défend l’Europe aujourd’hui parmi les présidentiables ?" demande Barbier le jeudi matin sur BFMTV. "Macron! Il est le seul. Qui dit: il faut dépasser le clivage droite gauche, non pas ni droite ni gauche à la Le Pen mais et droite et gauche ? Bayrou en 2001, Macron en 2017." D’ailleurs, toujours selon Barbier, Bayrou ne pourrait prendre une meilleure décision que de le rejoindre illico. "Si François Bayrou veut être révolutionnaire, il soutiendra Emmanuel Macron" assure-t-il le mercredi sur la même chaîne. Car, "pour l’instant, c’est Emmanuel Macron qui incarne le plus le côté nouveau."
 

Chez Jean-Jacques Bourdin ce vendredi matin pour présenter son programme économique, Emmanuel Macron a donné du grain à moudre à l’éditorialiste. Celui-ci est sur le plateau de la Première Edition et commente déjà un projet "hybride", puis, vingt minutes plus tard, "habile". "Il s’agit d’enlever des mauvaises dépenses pour remplacer des dépenses d’investissement." Il lui trouve même des ressemblances avec celui d’Alain Juppé sur la diminution du nombre de fonctionnaires ! Rien à dire: c’est "extrêmement ambitieux!"
 

Ah, le "poison lent" du journalisme


Capucine Truong
Arrêt sur Images







1.Posté par Alfred Leblanc le 03/03/2017 11:35

Moi j'aime Barbier et je voterai Macron donc tant mieux si la parole de Macron est un peu relayée, la présence d'En Marche dans les médias est inférieure à celles des parties classiques je vous rassure.

2.Posté par florian le 11/03/2017 19:58

Triste qu'autant de gens soit hypnotisés par Macron. A la mi 2016, selon un sondage, plus de 60% des francais était opposés à sa candidature.
http://www.boursorama.com/actualites/rpt-sondage-34-des-francais-souhaitent-macron-candidat-en-2017-f2112252e5f2dd4ccb774ea983c1e801

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